Votre cheminée ne sert plus et laisse passer le froid en hiver ? Vous sentez des courants d’air désagréables et vous pensez que vos factures de chauffage grimpent à cause de ça ? Vous voulez boucher ce conduit, mais vous ne savez pas comment faire : par le haut ou par l’intérieur ?
Cet article compare toutes les solutions pour condamner un conduit de cheminée. On vous explique simplement chaque méthode, avec ses avantages et ses inconvénients. Ce guide vous aide à choisir la meilleure méthode pour boucher votre conduit de cheminée, que ce soit de façon temporaire ou définitive.
Boucher un conduit : Tableau comparatif des solutions (Haut vs. Intérieur)
Avant de rentrer dans les détails, voici un tableau qui résume tout. Ça vous permet de voir d’un coup d’œil la meilleure option pour votre maison et votre budget. Chaque solution a ses propres particularités en termes de coût, d’isolation et de facilité de pose.
| Méthode | Position | Avantages | Inconvénients | Réversibilité | Budget indicatif |
|---|---|---|---|---|---|
| Chapeau / Plaque de toit | Par le haut | Protège de la pluie, empêche les animaux d’entrer, simple à installer. | N’isole pas du froid, ne bloque pas les courants d’air. | Oui, très facile | € |
| Bouchon isolant | Par l’intérieur (haut ou bas) | Très efficace contre le froid et les courants d’air, facile à poser soi-même. | Doit être bien ajusté pour être efficace. | Oui, très facile | €€ |
| Ballon obturateur | Par l’intérieur | Rapide à poser, bloque bien les courants d’air, s’adapte à plusieurs tailles. | Moins isolant thermiquement qu’un bouchon en laine de roche. | Oui, très facile | € |
| Scellement au mortier | Haut et bas | Solution définitive et très étanche. | Irréversible, demande des travaux de maçonnerie. | Non | €€€ |
Analyse détaillée des méthodes pour condamner une cheminée
Maintenant que vous avez une vue d’ensemble, regardons chaque méthode de plus près. Le choix dépendra si vous cherchez une solution rapide et réversible ou une fermeture définitive du conduit.
La solution par le haut : le chapeau ou la plaque de cheminée
Boucher un conduit de cheminée par le haut est la première étape. L’objectif principal est de protéger le conduit des intempéries. La pluie qui s’infiltre peut causer des dégâts d’humidité importants dans votre maison. Cette opération assure l’étanchéité du toit à ce niveau.
Pour cette protection, vous pouvez utiliser une plaque en tôle ou, mieux encore, un chapeau de cheminée. Les matériaux les plus courants sont l’inox ou la tôle galvanisée, car ils résistent bien à la rouille. Un bon chapeau de cheminée en inox fait parfaitement le travail. L’installation est simple à poser pour un couvreur ou un bon bricoleur, et c’est une solution facilement réversible si vous changez d’avis.
La solution par l’intérieur : le bouchon isolant ou le ballon obturateur
Pour lutter contre le froid, il faut agir depuis l’intérieur. C’est la méthode la plus efficace pour bloquer les déperditions de chaleur qui passent par le conduit. Vous avez principalement deux options.
- Le bouchon isolant : C’est souvent un panneau rigide ou un sac rempli d’isolant comme de la laine de roche. Vous le placez à l’intérieur du conduit, soit par le bas (au niveau du foyer), soit par le haut (accès par le toit). La laine de roche est un excellent matériau pour ça, car elle isole bien du froid et du bruit.
- Le ballon obturateur : C’est un ballon gonflable que vous insérez dans le conduit puis que vous gonflez. Il bloque les courants d’air de manière efficace. C’est très facile à installer et à retirer, ce qui en fait une bonne solution temporaire pour l’hiver.
Ces deux solutions sont réversibles. Il faudra simplement penser à retirer le bouchon ou le ballon si un jour vous souhaitez réutiliser votre cheminée pour un feu de bois.
La solution définitive : le scellement au mortier
Si vous êtes absolument certain de ne plus jamais vous servir de votre cheminée, le scellement est la solution permanente. L’opération consiste à fermer complètement l’ouverture du conduit en haut et en bas avec du mortier ou du béton. C’est une méthode radicale qui garantit une étanchéité parfaite à l’air et à l’eau.
Le principal inconvénient est que cette solution est irréversible. Revenir en arrière demanderait de lourds travaux de maçonnerie pour tout casser. Cette option est souvent choisie lors de grosses rénovations de la maison, quand on décide de supprimer complètement le système de chauffage au bois.
Les 2 étapes indispensables AVANT de boucher votre conduit
Avant de vous lancer, il y a deux points cruciaux à ne pas négliger pour votre sécurité et pour éviter des problèmes futurs. Ne sautez jamais ces étapes.
Étape 1 : Le ramonage, une obligation légale et de sécurité
C’est non négociable. Avant de boucher quoi que ce soit, un ramonage complet du conduit est obligatoire. Même si la cheminée n’est plus utilisée, les dépôts de suie et de goudron restent inflammables. Boucher un conduit non ramoné crée un risque d’incendie latent dans votre maison.
Faites appel à un professionnel qui vous remettra un certificat de ramonage. Ce document est une preuve pour votre assurance en cas de problème. En plus des risques d’incendie, les résidus de combustion peuvent dégager de mauvaises odeurs avec le temps si le conduit n’est pas propre.
Étape 2 : Prévoir une ventilation pour éviter l’humidité
On pourrait penser qu’il faut rendre le conduit 100% hermétique, mais c’est une erreur. Un conduit de cheminée doit « respirer » un minimum. Si vous le bouchez complètement en haut et en bas sans aucune aération, l’air chaud de votre maison va entrer en contact avec les parois froides du conduit, ce qui va créer de la condensation.
Pour éviter la condensation et les problèmes d’humidité ou de moisissures, il faut laisser une ventilation minimale. La solution la plus simple est d’installer une petite grille de ventilation en bas et de s’assurer que le chapeau en haut laisse passer un filet d’air. Cette petite circulation d’air suffit à garder le conduit sec.
Sécurité et réglementation : la norme DTU 24.1
En France, les travaux sur les conduits de fumée sont encadrés par la norme DTU 24.1. C’est un document technique qui fixe les règles de l’art pour garantir la sécurité des installations. Même pour une condamnation, il faut respecter certaines règles pour ne pas créer de danger.
Le principal risque est lié au fait de mal condamner un conduit qui serait encore raccordé à un appareil de chauffage, même ancien. Une mauvaise manipulation peut créer des risques liés au monoxyde de carbone, un gaz mortel, inodore et invisible. Si votre conduit a servi à plusieurs appareils (chauffage au gaz, poêle à bois), l’intervention d’un professionnel est plus que recommandée.
FAQ – Boucher un conduit de cheminée
Est-il obligatoire de ramoner un conduit avant de le condamner ?
Oui, absolument. C’est une obligation légale et une mesure de sécurité indispensable pour éliminer les résidus de suie inflammables qui restent à l’intérieur du conduit. Vous devez obtenir un certificat de ramonage.
Comment assurer la ventilation après avoir bouché la cheminée ?
La meilleure méthode est de laisser une petite aération en haut et en bas du conduit. Vous pouvez installer une petite grille de ventilation dans la partie basse et choisir un chapeau de toit qui n’est pas totalement hermétique. Cela empêche la condensation.
Peut-on réutiliser une cheminée condamnée ?
Ça dépend de la méthode choisie. Si vous avez utilisé un bouchon isolant, un ballon ou une plaque amovible, la condamnation est réversible. Il suffit de retirer le dispositif. En revanche, si le conduit a été scellé avec du mortier, il est considéré comme définitivement condamné.
Quel est le coût pour faire condamner une cheminée par un professionnel ?
Le prix varie beaucoup selon la méthode et l’accès au toit. Pour une solution simple (pose d’un chapeau et d’un bouchon), comptez entre 200 € et 450 €. Pour un scellement définitif en maçonnerie, le coût peut monter jusqu’à 600 € ou plus, en fonction de la complexité du chantier.